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Déclaration conjointe de Tunis sur la santé en Afrique

DIALOGUE DE HAUT NIVEAU ENTRE LES MINISTRES DES FINANCES ET LES MINISTRES DE LA SANTÉ VERS L'ATTEINTE DES OMD ET AU-DELÀ

 

Déclaration de Tunis sur l'optimisation des ressources, la soutenabilité et la redevabilité dans le secteur de la santé

Déclaration conjointe des ministres des Finances et de la Santé d'Afrique

5 juillet 2012


Nous, les ministres des Finances et de la santé et des parlementaires remercions la Banque africaine de développement pour avoir accueilli la Conférence ministérielle sur l'optimisation des ressources, la soutenabilité et la redevabilité dans le secteur de la santé, organisée par les partenaires de l'Harmonisation pour la santé en Afrique (HHA) (Banque africaine de développement, le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, JICA, NORAD, l'ONUSIDA, le FNUAP, l'UNICEF, ONU-Femmes, l'USAID, la Banque mondiale, et l'OMS) à Tunis les 4-5 juillet 2012, en collaboration avec l'Union africaine et la Commission économique pour l'Afrique.
Reconnaissant :
i) que la santé est essentielle à la croissance économique et à la réduction des inégalités et de la pauvreté;
ii) qu'il s'agit d'une période cruciale au cours de laquelle l'Afrique doit s'appuyer sur sa croissance économique rapide pour investir dans le capital humain en général et assurer une meilleure santé aux populations en particulier
iii) que des millions d'Africains subissent les conséquences économiques graves du paiement direct des soins de santé, ce qui contribue à accroitre les inégalités et freine le développement social et économique durable;
iv) que des millions d'autres Africains ne cherchent même pas à obtenir les soins dont ils ont besoin  en  raison du coût élevé de l'accès et de l'utilisation de ces soins, occasionnant une morbidité évitable et des décès prématurés;
v) que l'Afrique doit impérativement exploiter le  changement de sa structure démographique, notamment par un investissement accru dans le secteur de la santé;
vi) que les technologies et les innovations offrent à l'Afrique des opportunités d'accroître l'efficacité et l'efficience de la prestation des services de santé;
vii) qu'en dépit des progrès réalisés vers l'atteinte des OMD de santé, des efforts supplémentaires doivent être consentis pour garantir aux populations de nos pays la possession du meilleur état de santé possible pour elles-mêmes afin de stimuler le développement économique et social de nos pays; et
viii) que le Cadre d'action et d'engagement entre les ministères des Finances et de la Santé et leurs partenaires constitue un outil important permettant d'améliorer le dialogue entre ressources, la soutenabilité et la redevabilité dans le secteur de la santé;
Convaincus :
i) qu'une couverture plus large et plus équitable des services de santé et qu'une plus grande performance des systèmes de santé passent par une utilisation plus efficace et plus rationnelle des ressources publiques et privées existantes, ainsi que des ressources additionnelles que la croissance économique pourrait générer dans nos pays, à court terme et dans la période post-OMD;
ii) que, compte tenu de la part croissante des ressources intérieures dans la dépense de santé totale et de la réduction de la part du financement extérieur, les pays doivent accroître et renforcer la lutte contre la corruption, améliorer la gouvernance notamment la transparence, la redevabilité et la soutenabilité;
Rappelant et nous appuyant sur la Déclaration d'Abuja de 2001, le Sommet des chefs d'État de l'Union africaine à Kampala, en 2010; la quatrième réunion annuelle conjointe de la Conférence des ministres de l'Économie et des Finances de l'Union Africaine  de 2011 et de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique de la Commission économique pour l'Afrique à Addis-Abeba, en 2011; et à l'occasion de la soixante et unième session du Comité régional de l'OMS pour l'Afrique à Yamoussoukro, en 2011;
Nous recommandons :
Dans le cadre général des politiques et programmes des Gouvernements,
1. D'inte nsifier le dialogue et la collaboration entre nos  ministères respectifs et avec les partenaires techniques et financiers.
2. De prendre des mesures concrètes dans nos pays respectifs pour optimiser les ressources, accroître la soutenabilité et la redevabilité dans le secteur de la santé, en vue de réaliser l'objectif de la couverture sanitaire universelle et d'accélérer les progrès vers l'atteinte des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et d'autres cibles internationales de développement d'ici 2015 et au-delà.
3. De veiller à l'inté gration effective des facteurs sociaux, économiques, démographiques et sanitaires  dans les stratégies et les politiques gouvernementales, en particulier dans l'élaboration des plans stratégiques à moyen terme.
4. des investissements efficaces dans le secteur de la santé, grâce à des stratégies reposant sur des bases factuelles qui permettent d'accorder la priorité à des interventions à haut impact capables de produire des résultats. Les interventions à haut impact identifiées devraient être intégrées dans les stratégies globales de financement national de la santé, avec une budgétisation régulière et un système de financement.
5. De promouvoir des investissements équitables dans le secteur de la santé, grâce à un financement de la santé en faveur des pauvres et des zones désavantagées ; renforcer des capacités de régulation et le développement d'une industrie pharmaceutique qui puisse générer des emplois et promouvoir la croissance économique en Afrique.
6. D'accélérer la couverture sanitaire universelle pour chaque pays, en particulier par l'établissement de mécanismes qui garantissent un accès équitable aux services de santé essentiels et la mise en place des dispositifs d'assurance sociale efficaces pour protéger les populations vulnérables, les ménages et les communautés.
Gestion axée sur les résultats telles que le financement basé sur la performance pour améliorer la transparence et réduire le gaspillage;
8. De solidifier des systèmes viables de financement de la santé qui y inclut des financements nationaux avec une meilleure coordination et prédictibilité des ressources extérieures permettant d'améliore la fourniture et la distribution de services essentiels de santé de qualité;
9. De renforcer la redevabilité en associant l'ensemble des partenaires pertinents, s'appuyer sur la voix des citoyens qui porte de plus en plus afin de permettre aux ressources financières dépensées de produire les meilleurs résultats possibles;
10. Augmenter des ressources intérieures accrues pour la santé grâce à une meilleure collecte des recettes et allocation des ressources, à une nouvelle définition de priorités là où cela est nécessaire, au financement innovant, à l'affectation de la priorité, à l'immunisation, aux maladies non transmissibles, au sida, à la tuberculose, au paludisme, ainsi qu'à la santé génésique, à la santé de la mère et de l'enfant.
Nous invitons instamment :
- Les parlementaires et la société civile à soutenir la mise en œuvre de ces recommandations ;
- les partenaires du mécanisme Harmonisation pour la Santé en Afrique (HHA) -- (Banque africaine de développement, le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, JICA, NORAD, l'ONUSIDA, le FNUAP, l'UNICEF, ONU-Femmes, l'USAID, la Banque mondiale, et l'OMS) -- la Commission de l’Union africaine, la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), les organismes régionaux et économiques de l'Afrique et d’autres partenaires à collaborer avec nous dans la mise en œuvre de ces actions, ainsi que dans le suivi et l’évaluation de nos progrès;
- les partenaires du mécanisme HHA -- (Banque africaine de développement, le Fonds mondial
de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, JICA, NORAD, l'ONUSIDA, le FNUAP, l'UNICEF, ONU-Femmes, l'USAID, la Banque mondiale, et l'OMS) en collaboration avec la Commission de l'Union africaine et la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, à nous soumettre un rapport de situation biennal pour nous au sein :
1. des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement de 2013 et celles qui suivront,
2. du Comité régional de l'OMS pour l'Afrique,
3. la Conférence de l'UA des Ministres de la Santé,
4. la réunion annuelle conjointe de la Conférence de l'Union Africaine des ministres de l'Economie et des Finances et de la Conférence de la CEA des ministres africains de Finances, du Plan et du Développement économique;
- es  partenaires HHA -- (Banque  africaine  de  développement,  le  Fonds  mondial  de  lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, JICA, NORAD, l'ONUSIDA, le FNUAP, l'UNICEF, ONU-Femmes, l'USAID, la Banque mondiale, et l'OMS) – à fournir  un appui technique pour renforcer les capacités budgétaires dans le secteur de la santé et financier ; et
- la Banque africaine de développement à travailler avec tous les partenaires pour renforcer
et orienter le dialogue entre les ministres des Finances et de la santé et faciliter et renforcer la place de l’Afrique dans l'agenda post-OMD.
Nous, les ministres des Finances et de la santé et des parlementaires remercions la Banque africaine de développement pour avoir accueilli la Conférence ministérielle sur l'optimisation des ressources, la soutenabilité et la redevabilité dans le secteur de la santé, organisée par les partenaires de l'Harmonisation pour la santé en Afrique (HHA) (Banque africaine de développement, le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, JICA, NORAD, l'ONUSIDA, le FNUAP, l'UNICEF, ONU-Femmes, l'USAID, la Banque mondiale, et l'OMS) à Tunis les 4-5 juillet 2012, en collaboration avec l'Union africaine et la Commission économique pour l'Afrique.

Reconnaissant :

i) que la santé est essentielle à la croissance économique et à la réduction des inégalités et de la pauvreté;

ii) qu'il s'agit d'une période cruciale au cours de laquelle l'Afrique doit s'appuyer sur sa croissance économique rapide pour investir dans le capital humain en général et assurer une meilleure santé aux populations en particulier

iii) que des millions d'Africains subissent les conséquences économiques graves du paiement direct des soins de santé, ce qui contribue à accroitre les inégalités et freine le développement social et économique durable;

iv) que des millions d'autres Africains ne cherchent même pas à obtenir les soins dont ils ont besoin  en  raison du coût élevé de l'accès et de l'utilisation de ces soins, occasionnant une morbidité évitable et des décès prématurés;

v) que l'Afrique doit impérativement exploiter le  changement de sa structure démographique, notamment par un investissement accru dans le secteur de la santé;

vi) que les technologies et les innovations offrent à l'Afrique des opportunités d'accroître l'efficacité et l'efficience de la prestation des services de santé;

vii) qu'en dépit des progrès réalisés vers l'atteinte des OMD de santé, des efforts supplémentaires doivent être consentis pour garantir aux populations de nos pays la possession du meilleur état de santé possible pour elles-mêmes afin de stimuler le développement économique et social de nos pays; et

viii) que le Cadre d'action et d'engagement entre les ministères des Finances et de la Santé et leurs partenaires constitue un outil important permettant d'améliorer le dialogue entre ressources, la soutenabilité et la redevabilité dans le secteur de la santé;

Convaincus :

i) qu'une couverture plus large et plus équitable des services de santé et qu'une plus grande performance des systèmes de santé passent par une utilisation plus efficace et plus rationnelle des ressources publiques et privées existantes, ainsi que des ressources additionnelles que la croissance économique pourrait générer dans nos pays, à court terme et dans la période post-OMD;

ii) que, compte tenu de la part croissante des ressources intérieures dans la dépense de santé totale et de la réduction de la part du financement extérieur, les pays doivent accroître et renforcer la lutte contre la corruption, améliorer la gouvernance notamment la transparence, la redevabilité et la soutenabilité;

Rappelant et nous appuyant sur
la Déclaration d'Abuja de 2001, le Sommet des chefs d'État de l'Union africaine à Kampala, en 2010; la quatrième réunion annuelle conjointe de la Conférence des ministres de l'Économie et des Finances de l'Union Africaine  de 2011 et de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique de la Commission économique pour l'Afrique à Addis-Abeba, en 2011; et à l'occasion de la soixante et unième session du Comité régional de l'OMS pour l'Afrique à Yamoussoukro, en 2011;

Nous recommandons :
Dans le cadre général des politiques et programmes des Gouvernements,

1. D'intensifier le dialogue et la collaboration entre nos ministères respectifs et avec les partenaires techniques et financiers.

2. De prendre des mesures concrètes dans nos pays respectifs pour optimiser les ressources, accroître la soutenabilité et la redevabilité dans le secteur de la santé, en vue de réaliser l'objectif de la couverture sanitaire universelle et d'accélérer les progrès vers l'atteinte des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et d'autres cibles internationales de développement d'ici 2015 et au-delà.

3. De veiller à l'intégration effective des facteurs sociaux, économiques, démographiques et sanitaires  dans les stratégies et les politiques gouvernementales, en particulier dans l'élaboration des plans stratégiques à moyen terme.

4. des investissements efficaces dans le secteur de la santé, grâce à des stratégies reposant sur des bases factuelles qui permettent d'accorder la priorité à des interventions à haut impact capables de produire des résultats. Les interventions à haut impact identifiées devraient être intégrées dans les stratégies globales de financement national de la santé, avec une budgétisation régulière et un système de financement.

5. De promouvoir des investissements équitables dans le secteur de la santé, grâce à un financement de la santé en faveur des pauvres et des zones désavantagées ; renforcer des capacités de régulation et le développement d'une industrie pharmaceutique qui puisse générer des emplois et promouvoir la croissance économique en Afrique.

6. D'accélérer la couverture sanitaire universelle pour chaque pays, en particulier par l'établissement de mécanismes qui garantissent un accès équitable aux services de santé essentiels et la mise en place des dispositifs d'assurance sociale efficaces pour protéger les populations vulnérables, les ménages et les communautés.

7. D'accroitre l'efficacité des systèmes de santé, y compris par l'introduction de mesures de Gestion axée sur les résultats telles que le financement basé sur la performance pour améliorer la transparence et réduire le gaspillage;

8. De solidifier des systèmes viables de financement de la santé qui y inclut des financements nationaux avec une meilleure coordination et prédictibilité des ressources extérieures permettant d'améliore la fourniture et la distribution de services essentiels de santé de qualité;

9. De renforcer la redevabilité en associant l'ensemble des partenaires pertinents, s'appuyer sur la voix des citoyens qui porte de plus en plus afin de permettre aux ressources financières dépensées de produire les meilleurs résultats possibles;

10. Augmenter des ressources intérieures accrues pour la santé grâce à une meilleure collecte des recettes et allocation des ressources, à une nouvelle définition de priorités là où cela est nécessaire, au financement innovant, à l'affectation de la priorité, à l'immunisation, aux maladies non transmissibles, au sida, à la tuberculose, au paludisme, ainsi qu'à la santé génésique, à la santé de la mère et de l'enfant.

Nous invitons instamment :

- Les parlementaires et la société civile à soutenir la mise en œuvre de ces recommandations ;
- les partenaires du mécanisme Harmonisation pour la Santé en Afrique (HHA) -- (Banque africaine de développement, le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, JICA, NORAD, l'ONUSIDA, le FNUAP, l'UNICEF, ONU-Femmes, l'USAID, la Banque mondiale, et l'OMS) -- la Commission de l’Union africaine, la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), les organismes régionaux et économiques de l'Afrique et d’autres partenaires à collaborer avec nous dans la mise en œuvre de ces actions, ainsi que dans le suivi et l’évaluation de nos progrès;
- les partenaires du mécanisme HHA -- (Banque africaine de développement, le Fonds mondial
de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, JICA, NORAD, l'ONUSIDA, le FNUAP, l'UNICEF, ONU-Femmes, l'USAID, la Banque mondiale, et l'OMS) en collaboration avec la Commission de l'Union africaine et la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, à nous soumettre un rapport de situation biennal pour nous au sein :

1. des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement de 2013 et celles qui suivront,
2. du Comité régional de l'OMS pour l'Afrique,
3. la Conférence de l'UA des Ministres de la Santé,
4. la réunion annuelle conjointe de la Conférence de l'Union Africaine des ministres de l'Economie et des Finances et de la Conférence de la CEA des ministres africains de Finances, du Plan et du Développement économique;

- les  partenaires HHA -- (Banque  africaine  de  développement,  le  Fonds  mondial  de  lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, JICA, NORAD, l'ONUSIDA, le FNUAP, l'UNICEF, ONU-Femmes, l'USAID, la Banque mondiale, et l'OMS) – à fournir  un appui technique pour renforcer les capacités budgétaires dans le secteur de la santé et financier ; et

- la Banque africaine de développement à travailler avec tous les partenaires pour renforcer
et orienter le dialogue entre les ministres des Finances et de la santé et faciliter et renforcer la place de l’Afrique dans l'agenda post-OMD.

 


M. Sanoussy Dabo

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